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Le rôle d’un ministre de la communication devrait être d’une limpidité absolue : être le bouclier, le haut-parleur et le premier défenseur de la vision du chef de l’État. Pourtant, certains s’obstinent à occuper un portefeuille ministériel tout en démontrant une méconnaissance totale des rudiments de leur fonction. Pire encore, ils excellent dans un art pour le moins paradoxal : le sabotage par le silence ou, pire, par des interventions maladroites qui laissent perplexes tant l’incompétence y dispute à la déloyauté.
Un naufrage en direct
Gérer la communication d’un gouvernement ne s’improvise pas. Cela demande du doigté, de la réactivité, mais surtout une adhésion indéfectible au projet présidentiel. Or, force est de constater que notre cher ministre brille par son opacité. Quand il ne prend pas les grands dossiers de revers, il semble totalement imperméable aux urgences de l’heure.
Une maîtrise absente des enjeux : Incapable de porter la contradiction face aux oppositions ou de vulgariser les réformes majeures, il se contente de subir l’actualité au lieu de la façonner.
Le grand absent de la défense présidentielle : Alors que le Président de la république engage son capital politique et porte une vision audacieuse pour l’avenir du pays, son propre ministre de la communication brille par un mutisme assourdissant. S’agit-il d’une peur panique de s’exposer ou d’un calcul politicien mesquin ? Le résultat reste le même : un vide sidéral.
Le projet présidentiel trahi par l’immobilisme
Un projet de transformation nationale ne peut réussir s’il est porté par des collaborateurs qui n’y croient pas ou, pire, qui manquent cruellement d’envergure. En refusant de s’approprier les chantiers présidentiels et de les expliquer avec conviction aux citoyens, ce ministre se rend coupable d’une faute politique majeure : la déconnexion entre le sommet de l’État et le peuple.
La communication politique n’est pas un strapontin confortable où l’on vient faire de la figurante ; c’est une bataille de récits et de confiance. À ce poste, la médiocrité n’est pas seulement un défaut, c’est un sabotage en règle.